Vichy, fleurs, rayures, teintes poudrées et mobilier aux lignes rétro : Les Gambettes joue la carte d’un intérieur joyeux et assumé pour sa collection 2026-2027.
Le rétro n’a décidément pas dit son dernier mot. Mais pour 2026, il délaisse le total look nostalgique et s’amuse plutôt à mélanger les époques. Chez Les Gambettes, les références aux années 50 et 60 côtoient les couleurs actuelles, les imprimés fleuris et les associations inattendues.
La collection 2026-2027 de la marque française reprend ainsi plusieurs de ses pièces emblématiques tout en introduisant de nouveaux motifs et davantage de possibilités de personnalisation. Une façon simple de remettre de la fantaisie dans la cuisine, la salle à manger ou le salon sans refaire toute sa décoration.

Le vichy quitte la nappe pour s’installer sur les chaises
C’est probablement le motif qui résume le mieux cette nouvelle collection. Avec Mini Vichy, Les Gambettes reprend les petits carreaux emblématiques des années 60 pour habiller notamment ses chaises Suzie.
Loin du traditionnel vichy rouge et blanc façon nappe de pique-nique, le motif se décline dans des tonalités plus douces et plus faciles à intégrer. Associé à une structure métallique rose poudré, à du bois foncé ou à une table contemporaine, il prend immédiatement une autre allure.
C’est aussi une bonne piste pour adopter les motifs dans une pièce sans saturer l’espace. Quelques dossiers de chaises imprimés autour d’une table sobre suffisent à créer un point d’accroche.
La bonne idée à retenir ? Dépareiller les assises. Uni, vichy, rayure, teinte terre cuite ou beige peuvent cohabiter autour d’une même table, à condition de conserver un fil conducteur dans la palette. Le résultat paraît moins figé qu’un ensemble parfaitement coordonné et donne davantage de personnalité à la salle à manger.

Bohème : les fleurs reviennent dans la cuisine
Autre nouveauté, le motif Bohème remet les petites fleurs au centre du décor. L’inspiration revendiquée par la marque évoque les prairies, les marchés d’artisans et une esthétique légèrement bucolique.
Sur les tabourets hauts présentés autour d’un îlot de cuisine carrelé en rouge profond, le motif fonctionne particulièrement bien : il apporte juste ce qu’il faut de fantaisie face à des surfaces minérales et à des lignes contemporaines.
C’est précisément là que les fleurs sont les plus intéressantes aujourd’hui. Plutôt que de recouvrir rideaux, murs et coussins avec le même imprimé, on les utilise par petites touches : une chaise, un fauteuil, un abat-jour ou quelques accessoires.
Une approche qui permet aussi de faire évoluer facilement son intérieur. Les Gambettes pousse d’ailleurs cette logique plus loin avec une nouvelle offre de tissus d’ameublement personnalisables.
Canapé, fauteuil, pouf : le motif devient personnalisable
Jusqu’ici surtout associés aux chaises de la marque, les imprimés Les Gambettes peuvent désormais habiller d’autres pièces de mobilier. Canapés, fauteuils ou poufs peuvent recevoir différents motifs proposés par la marque.
Rayures larges, petits carreaux, vichy ou jeux de couleurs : l’idée n’est plus seulement de choisir un meuble, mais de composer son propre ensemble.

La proposition est intéressante dans une époque où les intérieurs trop parfaitement coordonnés commencent à laisser place à des décors plus personnels. On peut par exemple conserver un canapé uni et introduire une rayure sur un fauteuil, ou faire l’inverse en utilisant un imprimé plus fort sur la pièce principale.
Les tissus annoncés sont adaptés à l’intérieur comme à l’extérieur, avec des caractéristiques déperlantes, anti-taches et une certification ignifuge M1 indiquée par la marque.

La table ronde Léon s’agrandit
Côté mobilier, la table Léon passe au diamètre 120 cm. Le modèle rond peut accueillir jusqu’à six personnes tout en conservant son pied central, qui libère davantage d’espace pour les jambes.
Et la table ronde a plusieurs arguments dans une salle à manger. Elle facilite la circulation dans les espaces serrés, évite les angles qui empiètent sur les passages et crée naturellement une disposition plus conviviale.
Dans la mise en scène de la collection, elle est associée à quatre chaises aux couleurs différentes, devant un mur rose ponctué d’une grande arche terracotta. Une composition assez simple à reproduire chez soi : une table sobre, des chaises qui apportent la couleur et une forme peinte au mur pour structurer l’ensemble.
Le modèle Léon Ø120 est annoncé à 710 euros.
Le banc Anouk joue les années 50
Autre pièce forte : le banc Anouk, conçu pour deux à trois personnes. Structure métallique fine, assises rembourrées et dossier personnalisable lui donnent un air de mobilier de café des années 50.
Placé dans une entrée, autour d’une table ou contre un mur du salon, il permet surtout de remplacer plusieurs petites assises par une seule pièce graphique.
Là encore, le mélange fonctionne mieux que la reconstitution historique. Avec un miroir contemporain, un tapis géométrique ou une peinture pastel, le banc perd immédiatement son côté rétro littéral pour devenir beaucoup plus actuel.

Un intérieur rétro, oui, mais sans effet décor de cinéma
C’est finalement la piste la plus intéressante de cette collection Les Gambettes : faire référence au passé sans essayer de le reproduire.
Une chaise vichy autour d’une table minimaliste, un tissu fleuri dans une cuisine blanche, quelques rayures sur un canapé ou un banc d’inspiration années 50 suffisent à apporter du caractère.
La marque conserve par ailleurs une fabrication annoncée en France et en Europe, utilise du bois certifié FSC et garantit ses produits cinq ans en intérieur et deux ans en extérieur.
Pour 2026-2027, le rétro se porte donc en petites doses, avec des couleurs plus libres et un goût assumé pour le mélange. Et c’est sans doute comme cela qu’il traverse le mieux les époques.






